Étude : Manger québécois coûte-t-il plus cher ?

Manger québécois coûte-t-il plus cher ? PAS NÉCESSAIREMENT, conclut une vaste étude comparative. Alors que la grande majorité des Québécois se questionnent sur le prix des aliments, les résultats de cette étude démontrent que manger local, c’est un choix compétitif !

 

Une nouvelle étude de l’Université Dalhousie menée pour le compte d’Aliments du Québec révèle que dans 70,83 % des catégories étudiées, le produit local était soit aussi concurrentiel (différence de prix neutre), soit plus concurrentiel que le produit d’ailleurs.

C’est pour répondre à la question « Manger québécois coûte-t-il plus cher ? » et dans un contexte d’inflation et de hausse du coût de la vie, qu’Aliments du Québec a voulu savoir si l’achat de nourriture locale pouvait offrir une option valable aux Québécois cherchant à réduire leur facture d’épicerie.

 

 

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« Aliments du Québec se réjouit des résultats de cette vaste étude comparative, une première au Québec, qui confirme que plusieurs produits d’ici ou faits ici sont vendus à des prix très compétitifs. Nous avons la preuve aujourd’hui qu’il peut être avantageux pour notre portefeuille de faire l’achat de produits du Québec par rapport à des produits d’ailleurs, sans oublier que de mettre ces produits dans notre panier d’épicerie contribue à notre autonomie alimentaire et l’économie du Québec », explique Isabelle Roy, directrice générale d’Aliments du Québec.

 

 

 

Réalisée au Québec en janvier et février 2022, sous la direction du Dr Sylvain Charlebois, directeur scientifique au Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie, l’étude visait à déterminer si les produits locaux étaient concurrentiels ou non lorsque comparés à des produits provenant d’ailleurs. Or, plus des deux tiers (2/3) des catégories de produits alimentaires locaux étudiées (70,83 %) étaient aussi avantageux sinon plus, que les produits provenant d’ailleurs.

 

C’est le cas des produits locaux suivants, répertoriés selon sept sections :  

  • Épicerie : boissons (jus, café, eau, kombucha), barre granola, confiture, beurre d’arachide, vinaigrette, farine, préparation pour crêpes, légumineuse, sauce barbecue, biscuit, gâteau, croustille et confiserie.
  • Produits laitiers et substituts : lait, fromage, crème glacée et sorbet, margarine et boisson végétale.
  • Viandes et poissons : saucisse et poisson.
  • Fruits et légumes : pomme, salade préparée, légumes[1] et tofu.
  • Boulangerie : pain, tortilla et pain pita et bagel.
  • Déli : bruschetta, jambon fumé et pâtes fraîches.
  • Surgelés : mets préparés[2]. 

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Bonne nouvelle pour les consommateurs et tout le secteur agroalimentaire québécois !

 

 

« Les résultats de notre analyse démontrent qu’une variété d’aliments locaux affichent un prix plus avantageux ou similaire aux produits comparables provenant d’ailleurs. Les produits alimentaires locaux étudiés offrent donc une option viable aux Québécois. Voilà une bonne nouvelle pour le secteur agroalimentaire d’ici, spécialement dans un contexte endémique où l’inflation a de nombreuses répercussions sur le pouvoir d’achat des ménages », affirme Dr Sylvain Charlebois, directeur scientifique du Laboratoire de sciences analytiques en agroalimentaire de l’Université Dalhousie.

 

 

 

À propos de l’étude : Manger québécois coûte-t-il plus cher ?

Sept grandes sections de produits alimentaires ont été examinées, comportant 48 catégories de produits. Plus de 134 produits locaux et 431 produits comparables provenant d’ailleurs ont été étudiés, totalisant 351 787 points de données de prix distincts analysés. Les produits locaux sélectionnés ont été revus par l’organisme Aliments du Québec afin de s’assurer que la plupart des personnes résidant au Québec pouvaient être en mesure de les acheter et qu’il s’agissait de produits dont les principales activités de production, de transformation et d’emballage étaient exercées au Québec [avec un] numéro d’entreprise du Québec (NEQ) valide. Une fois les produits sélectionnés, des données de prix ponctuelles ont été enregistrées pour chacun des produits québécois retenus, de même que pour leurs produits comparables, et ce, à six dates distinctes : les 24 et 31 janvier et les 7, 14, 21 et 28 février 2022. Les prix ont été recueillis auprès de cinq détaillants en alimentation : IGA, Maxi, Metro, Provigo et Walmart.

Pour chacune des 48 catégories, des produits locaux vérifiés par Aliments du Québec ainsi qu’au moins deux produits non locaux similaires ont été sélectionnés à l’aide de l’apprentissage automatique par intelligence artificielle.

 

 

[1] Carotte, concombre, pomme de terre

[2] Ailes de poulet, lasagne et pâté au poulet

[3] Étude commandée par Aliments du Québec. Rapport : Manger québécois coûte-t-il plus cher ? Étude comparative entre le prix des aliments du Québec et ceux provenant d’ailleurs, mai 2022, Université Dalhousie.

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